Dampa

Ce duo rochelais forme à la ville un couple depuis l’adolescence, lorsque Victor conquérait Angéline, installée à Nantes, en lui envoyant des instrumentaux produit depuis sa chambre bordelaise. C’était encore l’époque de myspace et ces enfants des années 90 s’épanouissaient sur des productions electronica downtempo. Victor se forme alors avec boulimie à tout ce que la production musicale compte d’outils et structure ses premières expériences de groupe, tandis qu’Angéline s’aguerrit au sein de projets live entre soul et trip-hop, tout en mettant ses talents de graphiste au service de salles de concerts ou de radios.

 

 

Car ces deux-là savent ce qu’ils veulent depuis le début : de la musique, partout, tout le temps. Ils donnent encore plus corps à cet ADN en s’orientant vers la musique à l’image, reconversion loin d’être anodine tant elle va structurer leur rapport programmatique à la musique. Au point qu’ils finissent par s’installer en rase campagne nantaise, où ils établissent leur camp retranché autour de deux maisons, l’une pour vivre, l’autre pour composer et enregistrer au gré de sessions sous forme d’aller-retour choral fleuves. Le havre musical est né.

 

 

C’est en son sein qu’en 2017 va tout naturellement prendre forme une nouvelle identité artistique qu’ils nomment Dampa, « refuge » en népalais. La première maquette parvient aux oreilles d’Yves Saint Laurent. La maison de haute couture cherche des sonorités qui puissent habiller une pub dans l’ère des temps de Boys Noize ou Gesaffelstein. Ce sera Dampa : un trip-hop dopé à l’electro-trap, des atours noirs et élégants sur lesquels Angéline muscle son chant en rap, trouvant l’exutoire parfait pour ses angoisses livrées à la première personne.

 

 

Le morceau qu’ils en tirent, « Thunderball », sera le vecteur de leur ascension. Tout s’enchaine à la vitesse grand V et les pros qui les couvaient d’un œil bienveillant allument d’un coup tous les feus verts. Le label Musique Sauvage les signe. La Sirène les programme à La Rochelle en 1ère partie de Vitalic. Ce qui déclenche le Chantier des Francofolies, où ils rodent leur tout nouveau live set, qui leur permet de remporter la sélection Poitou-Charentes des Inouïs du Printemps de Bourges. Le tout en trois mois !

 

 

Un emballement dont ils sont les premiers surpris, mais qui récompense dix ans de travail en commun. Ce qui n’en fait pas pour autant un succès tardif pour Angéline et Victor, ces deux vieux briscards respectivement âgés… de 25 et 29 ans ! Mais l’expérience les a aidés à trouver leur centre et à livrer l’essence de toutes ces années de tentatives multiples et cohérentes. Ce n’est pas un hasard si c’est sur scène qu’ils se révèlent aujourd’hui en duo. Leur live épuré autour des machines et synthétiseurs de Victor, qu’habitent la voix et le corps d’Angéline, résonne auprès d’un public avec lequel la relation est devenue instinctive.

 

 

L’aventure ne fait donc que commencer pour ces hyperactifs : de nouveaux titres sont en chantier, ainsi que les premiers clips, un EP en septembre, des envies de scénographies, un album en ligne de mire… Une accumulation de réussites plus rapides les unes que les autres, qui pourrait ressembler à une course effrénée, s’ils n’avaient la capacité de se ressourcer l’un auprès de l’autre dans leur refuge. Bienvenue chez Dampa.

 

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Extraits audio

 
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